Mois: octobre 2010

Dégustation de verre : Mikasa Open Up vs Schott Zwiesel Fortissimo


On continue sur la série verre avec cette fois un verre de la gamme Open Up de Mikasa en regard du Schott Zwiesel Fortissimo Verre à vin blanc (8560/0), notre référence actuelle. Ce Mikasa a connu son heure de gloire mais n’existe plus sous ce nom. Mikasa est en effet devenu Chef&Sommelier par un tour de passe-passe marketing complètement raté magnifique. Il est donc désormais nommé Chef&Sommelier Verre à pied 32 Open Up Pro Tasting (U1008), un nom qui ferait pâlir de jalousie nos voisins allemands, pourtant champions des dénominations alambiquées ! Ce verre, je le connais bien car j’ai dégusté avec toute l’année dernière et je l’ai utilisé à de nombreuses occasions.

Le verre Open Up Pro Tasting by Chef&Sommelier

Restons cohérant avec les comparaisons précédentes : d’abord l’esthétique. Le Open Up Pro Tasting Chef&Sommelier (on l’appellera désormais C&S) a introduit un design innovant à l’époque puisqu’il est celui qui a poussé à son extrême le dessin avec point d’inflexion à l’épaule. Par rapport au Stölzle Experience, vous voyez tout de suite le côté plus poussé des courbes. L’épaule a un diamètre maximal et le buvant au contraire minimal. En fait on a les mêmes cotes (épaule quelques millimètres plus large et buvant identique) que le Fortissimo Zwiesel mais avec une paraison moitié moins élevée. Le résultat est un verre beaucoup plus trapu avec un volume de 32cl contre 40,5cl et surtout beaucoup plus refermé.

L’épaisseur du verre C&S est plus importante que le Zwiesel mais surtout, l’angle avec lequel le verre se referme entraîne une position de bouche moins confortable et finalement l’impression d’avoir un verre plus resserré au col (alors que c’est le même diamètre). Avec le C&S on se retrouve littéralement le nez dans le verre alors que l’on a plus de recul sur le Zwiesel.

Au nez, donc. La différence est cette fois flagrante. Le C&S est à la fois brouillon dans la présentation des arômes, outrancier et exagéré dans la restitution. Le vin semble dense, certes riche en aromatiques, mais à la

Le verre Fortissimo by Schott Zwiesel.

façon du Chef d’Oeuvre Inconnu de Balzac : les couches d’arômes se bousculent et se superposent pour finalement s’annihiler dans une sorte de maelstom parfumé. Ce trait est très sensible sur le rouges charnus et il est donc plus adaptés aux vins moins riches. C’est un verre facile, en fait, d’un niveau correct mais pas suffisamment précis.

En bouche on se trouve face à la principale limite du C&S : son angularité forte, doublée d’un buvant resserré, provoque un versement extrêmement concentrée et rapide. Cette caractéristique pose problème sur un certain nombre de vins et il devient difficile de les apprécier complètement. C’est un verre qui ne donnera pas l’ampleur requise par les vins denses et riches, par exemple les Côtes Rôties.

En conclusion, la force des C&S c’est leur robustesse. C’est un verre adapté aux vins blancs charnus et aux rouges légers mais il ne tient pas la route par rapport au Zwiesel Fortissimo qui le bat à tous les niveaux, sauf du point de vue de la facilité de rangement ! Car il faut bien dire que la compacité des C&S est appréciable pour les mettre au placard ;).

Et dans cette affaire, quid du verre INAO ?

C’est un verre dont le rendu est correct mais qui ne met pas en valeur le vin et est surtout d’un grand inconfort en dégustation plaisir. Je lui trouve par ailleurs un manque de clarté par rapport au Zwiesel. Par contre, il est idéal pour percevoir les faiblesses et les manques du vin. Je plagierai donc avec plaisir l’un de mes maîtres : « le verre INAO n’est pas un verre à vin, c’est un verre à défaut ».

Schéma du verre INAO, standard.

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Dégustation de verre : Schott Zwiesel Fortissimo vs Stölzle Lausitz Experience


Après la comparaison d’hier, une autre. Cette fois, je reprends la référence du dernier comparatif, le Zwiesel Fortissimo 8560/0 (le verre à vin blanc, donc) que je confronte au Stölzle Lausitz Experience vin rouge 220 00 01, un verre qui m’avait fait forte impression en mai dernier.

Le verre Experience Vin Rouge by Stölzle Lausitz.

La caractéristique principale de ce verre est son prix. Le cristal n’est pas aussi pur que le Zwiesel et le verre moins élancé mais il sort couramment à moins de 5€ tandis que le prix normal du Zwiesel et plutôt dans la catégorie 5-10€.

Esthétiquement, ces deux verres sont très différents. Le Zwiesel est plus haut de 3 cm environ, et ce uniquement grâce à son pied plus élancé. La taille de calice est strictement identique. En revanche la forme diffère, comme vous le voyez sur les photographies. Le Zwiesel est plus harmonieux, avec une épaule large qui s’intègre dans une ligne progressive concave. Le Stölzle est lui plus tranché avec un point d’inflexion au niveau de l’épaule (d’abord convexe puis concave). Son diamètre à l’épaule est légèrement plus large que celui du Zwiesel (+2 mm).

L’épaisseur du verre, donc du buvant est un chouia plus large sur le Stölzle mais le rendu en bouche est très proche et n’appelle pas de commentaire.

Le verre Fortissimo Verre à Vin by Schott Zwiesel.

Au nez, comme en bouche, il existe cependant une petite différence. Le vin apparaît un peu plus massif dans le Stölzle. Il n’est pas aussi limpide et éclatant que dans le Zwiesel. Ce dernier donne une impression de fraîcheur et offre un degré supérieur de précision dans la définition des arômes. Cette différence est ressentie exactement de la même façon en bouche où le Zwiesel apporte une plus grande fraîcheur et une plus grande finesse.

La différence entre ces deux verres est ténue mais bel et bien présente. Dans l’ensemble le verre Stölzle est un excellent verre, très polyvalent car, bien que « verre à vin rouge », il est tout à fait utilisable pour l’ensemble de vins blancs. J’émettrais d’ailleurs un doute quant au confort de dégustation du verre à vin blanc Stölzle Experience car je ne me vois pas déguster dans de bonnes conditions avec un verre similaire mais plus petit.

Le Zwiesel Fortissimo prouve une fois de plus son niveau exceptionnel mais le Stölzle Experience est un excellent verre compte tenu de son prix imbattable. Par rapport au Diva de Zwiesel, il se situe au dessus en matière de plaisir de dégustation et surtout d’universalité. Un verre remarquable que j’ai découvert cette année à Vievinum en Autriche et avec lequel j’ai réalisé l’ensemble des dégustations sur ce salon.

Dégustation de verre : Schott Zwiesel Fortissimo vs Schott Zwiesel Diva


Trop rares sont les comparatifs sur les différents verres et c’est donc avec joie que j’ouvre le bal ici même.

Schott Zwiesel ou Zwiesel tout court, plus commun en Allemagne, est un des producteurs de verres oenologiques (ou encore verre à vin) de qualité. Je les apprécie personnellement beaucoup car il sont d’une part très résistants et d’autre part très bon marché, en particulier si vous passez en Allemagne.

J’ai comparé la paire verre à Bordeaux Diva (8015/130) et verre à vin blanc Diva (8015/2) avec la paire verre à Bordeaux Fortissimo (8560/130) et verre à vin blanc Fortissimo (8560/0).

Verres de la gamme Diva by Schott Zwiesel

Esthétiquement, je dois dire que je n’accroche pas du tout le pied convexe des Diva. Il donne un effet colonne grecque en beaucoup trop marqué, ce qui est juste moche. A la prise en main, l’effet est très déroutant car il donne une impression de maladresse et de lourdeur, pas idéal quand on sait combien l’environnement influence la dégustation. Fortissimo au contraire se montre délicat et naturel, élancé même. Pas d’hésitation de ce point de vue, Fortissimo propose un design bien plus approprié.

Au niveau de l’épaisseur du buvant, les Diva donnent l’impression d’être plus épais. C’est particulièrement sensible sur le verre à vin blanc (le petit verre) où le diamètre d’ouverture de surcroît trop petit. Problème général de proportion de ce verre, charmant mais inconfortable. Le buvant de Fortissimo est plus plaisant à utiliser, plus naturel sur la bouche. Cette différence est un pendant du dessin du Diva qui est un verre aux proportions discutables : pas assez large d’épaule par rapport au buvant et mal calibré pour le verre standard.

Au nez, l’avantage va encore au Fortissimo car étant plus large de corps (d’épaule) et plus refermé au buvant (proportionnellement à la largeur à l’épaule), la concentration des arômes est meilleure. Leur lisibilité est également supérieure, nette. Le Diva a une capacité à rendre un toucher plus soyeux, plus doux à la fois au nez et en bouche. Il est donc possible qu’il soit adapté à certains vins très précis (exemple, le Clos Apalta de Casa Lapostole serait sans doute plus à son aise dans un Diva que dans un Fortissimo). Au bout du compte, le Fortissimo est beaucoup plus universel et le Diva beaucoup trop spécialisé. Les vins semblent perdus au fond de ce calice gigantesque.

Enfin, en bouche. Les deux verres sont très proches, avec un rendu là encore un peu plus doux, moins contrasté pour le Diva. Au palais ce sera clairement une affaire de goût, la différence n’étant pas flagrante. Le confort de dégustation est quand même nettement supérieur sur le Fortissimo dans le cas du verre à vin blanc (le Diva est paradoxalement trop resserré avec un buvant trop épais), alors que je pourrais tout à fait défendre le Diva sur le verre à Bordeaux.

Finalement, si on compare les deux verres (Bordeaux et simple verre à vin), le résultat entre les deux verres de la même gamme est extrêmement proche (similaire en fait) à ceci près que le grand verre va appeler des vins beaucoup plus structurés et plus puissants. Par exemple, la Réserve des Seigneurs se trouvait perdue dans les grands verres à Bordeaux, en particulier dans le Diva alors que le Costera s’y trouvait bien à son aise.

Verres de la gamme Fortissimo by Schott Zwiesel

L’avantage va donc à la gamme Fortissimo pour l’esthétique et pour le comportement au nez qu’elle met nettement plus en valeur. Diva reste cependant un très bon verre, mais il faut dire que Fortissimo est exceptionnel. Les défauts ? Un buvant légèrement épais mais c’est le prix de la solidité : certes les Riedel Vinum Extreme sont incroyable de ce point de vue mais tellement, tellement fragiles (et tellement, tellement plus chers !).

Et donc le vainqueur final de cette comparaison, c’est le Fortissimo 8560/0, le verre à vin blanc. Il est d’une remarquable polyvalence, capable de s’adapter à tout vin (sec, je vous tiendrai au courant pour les liquoreux). Son rendu au nez est précis, clair et en bouche analytique et très lisible. C’est un des meilleurs verres que j’ai utilisé et d’un rapport qualité/prix imbattable… surtout quand on les trouve en promotion ! Pour ceux qui connaissent les Authentis Spieglau, le rendu est très proche.

Quick review : Costera 2007 by Argiolas (Italie, Sardaigne)


Pour ce vin fort sympathique, j’ai inauguré une procédure de dégustation sur plusieurs heures. Le but était de confirmer par l’exemple mon analyse de la première gorgée.

Costera 2007 by Argiolas est un Cannonau di Sardegna DOC, soit un Grenache de Sardaigne. Y est adjoint un peu de Carignano (Carignan) et de Bovale (un des nombreux cépages autochtones italiens). Argiolas est une des plus grande famille du vin de Sardaigne. Un des producteur de référence dans tous les sens du terme.

L’analyse en question conclut à l’absence de nécessité de carafer, mais au bénéfice d’une ouverture d’un quart d’heure pour se débarrasser d’une petite astringence (une sorte d’amertume agressive en palais). Il me semble que c’est un vin qui peut (pas qui doit) vieillir un peu mais qui est parfait maintenant.

Du point de vue aromatique : c’est un vin intense, riche, explosif au nez. Beaucoup de fruit bien mûr, cerise en particulier. Une pointe empyreumatique (torréfaction, cacao) vient relever le tout, sans doute l’effet de copeaux idéalement dosés. En bouche, c’est du même excellent acabit, avec pour seul regret la finale qui disparaît très vite. Ce Costera est un très bon exemple de ce que l’on peut faire en maîtrisant son sujet. Très joli vin et impressionnant rapport qualité prix.

Voici donc le compte rendu de l’évolution dans le temps. Ouverture : Bien, astringence au palais. 15 min -> 1h : parfait en tout point. 2h : petite perte d’intensité du fruit au nez. 3h -> 24h : vin stable avec l’apparition d’un amertume légère en fin de bouche. Conclusion : ne pas carafer, ouvrir 30 minutes avant en laissant en bouteille. Servir autour de 15-16°C.

Ma note : 81/100 ; 0 0

Ces vins qui ne sont pas parfaits mais qu’on n’oublie pas.


Cette situation vous est-elle déjà arrivé ?

Vous êtes en dégustation, vous goûtez, goûtez, goûtez… et vous évaluez ce que vous rencontrez. Au fur et à mesure, le palais devient plus sûr, les référentiels se construisent, les jugements s’affirment et se confirment. Tout va bien.

Et puis au milieu de cette dégustation se glisse un vin, moyen, un vin qui ne vous emballe pas pour bien des raisons voire même vous déçoit. Sur le moment, il passe après les autres et d’ailleurs, c’est bien sa place, car il n’est pas inoubliable…

Plusieurs jours plus tard, pourtant, quand vous repensez à cette dégustation, le souvenir de ce vin et son impression est toujours vivace. Pis encore, c’est un vin qui vous attire irrésistiblement. Il n’a pourtant pas changé, ni votre façon de le juger et pourtant… son souvenir est bien là, plus fort même que ceux qui le dépassaient en tout. Sentiment étonnant.

Aujourd’hui, cela m’arrive sur le Eiswein Ohlisberger 2009 de Reinhold Haart. Son explosion acide et ronde, enveloppante en même temps me revient de manière intense et obsédante ; me remémorant cette journée de dégustation, c’est ce vin qui s’impose. Etonnant. Pourtant, il n’était pas le meilleur et d’un rapport qualité prix déplorable… mais il reste. Peut-être est-ce sa personnalité extrêmement forte et étrange, peut-être le contexte… que sais-je ?

Un petit instant de magie où les méandres de l’esprit affleurent, sans se révéler, comme une veine pendant l’effort, un peu gonflée sous la peau.

Berncasteler Doctor Riesling Spätlese 2009 trocken (1006) by Wwe Dr. H. Thanisch – Erben Thanisch


Voici donc un des vins que j’ai dégusté chez Sofia Thanisch. Pour être exact, ce fut le premier et ce fut une grande première impression. C’est aussi une excellente entrée en matière pour présenter l’usine à gaz qu’est la dénomination des vins allemands.

Je reprends donc : Berncasteler Doctor Riesling Spätlese 2009 trocken (1006) by Wwe Dr. H. Thanisch – Erben Thanisch… ou comment, en une ligne, on comprend ce qui rend les vins allemands antipathiques !

Par le menu :

1- Berncasteler Doctor : Il s’agit du terroir, du cru. Le Berncasteler Doctor (ainsi épelé car la vieille tradition du domaine a laissé cette orthographe plutôt que le normal Bernkasteler Doktor) est un des tous meilleurs crus de Mosel et donc par extension, d’Allemagne, et par réextension, du Monde ! On pourrait tout à fait le classer comme un Grand Cru selon les échelles bourguignonnes, voire même à la suite de la revue spécialisée Mosel Fine Wines (dont je vous recommande la lecture) en Grand Cru Hors Classe. Il surplombe la commune de Bernkastel et est exposé plein sud.

2- Riesling : le cépage, ça c’est facile.

3- Spätlese : signifie vendange tardive. Cela correspond à des vins récoltés entre 10% et 12,5% d’alcool potentiel, ce qui correspond à une légère surmaturité vu que dans cette région, les vins chiffrent normalement 8,5% maximum. Je précise que nous sommes bien en surmaturité au sens où les arômes développés relèvent de la surmaturité. En pratique, les vins finis conservent (normalement) autour de 40-50g de sucre résiduels.

4- 2009 : facile aussi, c’est le millésime.

5- trocken : c’est là que les choses se compliquent. Trocken signifie sec. Suite à la forte demande en vins secs, les domaines proposent des vins vinifiés en sec et donc sans sucres résiduels et par conséquence un taux d’alcool plus élevé. Comme vous pouvez le constater, il est tout à fait possible d’obtenir un Spätlese sec puisque le degré potentiel à la vendange est inférieur à 16%. On se retrouve alors déconnecté du rapport Spätlese (vendange tardive) et sucre résiduel. D’où l’importance de bien lire l’étiquette en entier. Si le vin est sec, la mention « trocken » sera forcément présente.

6- 1006 : ce sont les derniers chiffres du numéro AP. Ce numéro permet d’identifier de manière précise le lot dont est issu la bouteille (tous les lots sont homologués séparément et ont donc un code spécifique). Ce chiffre seul (les 7 chiffres précédents étant le numéro identifiant le domaine/centre de test) permet de savoir exactement de quel vin on parle. Il vaudrait d’ailleurs mieux se fier uniquement à ce dernier vu qu’il peut exister deux ou trois vins strictement identiques par leur nom mais qui sont en fait différents, avec un numéro AP différent donc, si vous suivez. J’ai d’ailleurs croisé chez un excellent caviste deux bouteilles d’Egon Müller strictement identiques par leur nom à 28€ et 70€… le numéro AP était différent, donc nous avions en fait deux vins différents.

7- Wwe Dr. H. Thanisch – Erben Thanisch : c’est le nom du domaine. Attention, il existe un autre domaine Wwe Dr. H. Thanisch mais pas Erben Thanisch… (pour une raison de succession, « erben » d’ailleurs signifie « hériter »). Pour être certain de ne pas se tromper : faire référence à l’actuel propriétaire, Sofia Thanisch ou encore vérifier le début du numéro AP, spécifique à chaque domaine, ici, 2 576 242.

Et voilà, nous en sommes enfin sortis !

Ce Spätlese trocken est une merveille de finesse et de complexité. Les notes florales comme la rose s’élèvent délicatement et les fruits exotiques embaument. Une pointe d’épice (y aurait-il un chouia de botrytis) relève le tout. En bouche, le phrasé est limpide et une tension unique conduit à une fin de palais d’une grande minéralité. Comme entrée en matière, on ne peut rêver mieux. Certes, ce n’est pas un format de vin traditionnel, mais il illustre à merveille le terroir si particulier de cette région et signgulièrement celui de Bernkastel. Un vin construit sur l’ardoise et qui transpire cette pierreuse origine. Je m’apercevrai plus tard que c’est là une réelle spécificité du cru, alors que les vignes sur Piesport ou Ürzig donnent des vins plus aromatiques. Magnifique donc et cachant sans doute un grand potentiel de vieillissement. C’est un vin cependant déjà très appréciable, beaucoup plus que ne le sont les Berncastler Doctor Kabinett, en l’état.

Ma note : 87/100 ; 10 ++

Vin sec donc, mais profil aromatique tendant vers le vin liquoreux (fruit exotique, épices douces). C’est un vin très original qui fera des accords surprenants sur les crustacés grâce à sa magnifique minéralité en finale.

 

Voici à quoi ressemblent les étiquettes du domaine Thanisch - Erben Thanisch. Ici, Berncasteler Doctor Riesling Auslese 2007