Mois: janvier 2011

Syrah Reserva Especial 2008 by Viña Tabali (Chile, Limari Valley)


There is a long time since I first wanted to taste a wine from the newly developed Limari Valley of Chile. Not a lot of winery are growing vines over there, a desert region with very high temperature during the day and very low at night. If you want to know more about Limari Valley, check HERE.

Only about 112 ha of Syrah are planted. Which makes it extremely small, according to any standards. To get an idea, imagine that Concha Y Toro, the biggest of the Chilean producer, owns around 8.500 ha of vines in Chile. The very specificity of this valley, aside from being one of the northernmost Chilean vineyard is the amount of rainfalls, an average of 100 mm a year: far from the minimum of 700 mm required by the vine. The vineyard is thus highly dependable on the irrigation system, a technique that Chilean producers master thanks to the unlimited water supply coming from the Andes.

What about this wine, the Reserva Especial Syrah 2008? Well obviouly, it is a Syrah from a warm climate. The wine is extremely concentrated and very powerful. Very ripe fruit with blackberry and dark cherries. One can also pick a little bit of the Syrah typical peppery smell but the use of oak is also very disturbing. The mouth feel is very heavy. Much less interesting than the nose. You can taste a clear lack of acidity and a strong alcohol. There is also a hint of under ripeness, typical from the vintage and a Syrah grown in a too warm climate. Also one have to say that the oak aging is overwhelming, vanilla, chocolate and coco flavour overpowers the rest. However, the overall impression is still good, powerful for sure but not unpleasant. It is definitely a bottle to let age one or two years to get the best of it, mainly because of the oak aging. Much better than most Australian Shiraz.

Wineops’ opinion : 73/100 ; 5 +

Link to Alko’s page about this wine: HERE, widely available in Finland!

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Hello Finland!


Today is a special day. Today is another English speaking day. Today is the day I introduce features dedicated to my Finnish readers.

As some noticed, many wines reviewed here are actually avaiable at the Finnish monopoly, best known under the sweet name of Alko. However, most reviews are writen in French and these wines were not specifically identified as part of Alko selection. This is now fixed! In the « Catégories » on the right of the blog, you can find a new category: ALKO. Under the later, you will find all the wines available at Alko. I will even link the distribution list in the future when I review one of its wines (starting tomorrow). I hope that you will soon find these informations and enjoy them. Don’t hesitate to send a comment, even in Finnish, if you have any question about this post or any wine I reviewed.

Until then, have a nice day.

 

Quick review : Chassagne-Montrachet 1er Cru La Romanée 2006 by Domaine Fontaine-Gagnard (France, Bourgogne, Chassagne-Montrachet)


Dégusté une première fois en avril 2009 au Caveau de Chassagne (adresse que je vous recommande par ailleurs), ce vin m’avait conquis par sa précision et sa puissance douce. A cette époque, il était encore plutôt fermé mais doté d’une bonne structure, d’une jolie acidité et d’un bon équilibre.

A l’aube de 2011, j’ai revisité ce Chassagne-Montrachet 1er Cru la Romanée 2006 (blanc). En un mot : fabuleux. Le nez comme la bouche sont d’une complexité délicate, d’une clarté absolue. Le Chardonnay s’exprime clairement, sans élevage forcé : subtilité et élégance. Il y a bien longtemps que je n’ai croisé un tel équilibre et autant de plaisir dans un blanc bourguignon, un plaisir directement né du raisin ! Maturité parfaite et acidité brillante donne donc une expression limpide, évidente. Un nez délicieusement floral relevé de notes d’amande et d’une touche très légère de boisée. Bouche scintillante (sans que l’acidité soit forte, elle est bien là) de fruit blanc, de fleur qui s’allonge magnifiquement.

Ma note : 88/100 , 5+

Ce très beau vin devrait être promis à un bel avenir, sans doute une dizaine d’année, avec un passage dans 3 à 5 ans, où j’escompte un vin un peu plus sur la puissance. La question est épineuse de savoir s’il faut l’attendre où non ? En ce moment, il donne une expression tellement parfaite, féminine… irrésistible. Un magnifique 2006. Visez un poisson cuisiné simplement ou des Saint-Jacques poêlées,il ne s’accommodera cependant pas bien des coquillages, des poissons en carpaccio ou en sashimi.

L’Infidèle 2007 by Mas Cal Demoura


Depuis sa sortie et sa dégustation à ce moment là, c’est un vin que je veux revisiter, tant l’impression avait été bonne, dès le début, extrêmement bonne. L’Infidèle 2007 a donc fait l’objet d’une dégustation (après une tentative avortée). Le résultat est à la hauteur du souvenir, avec peut-être un chichouia de fruit en moins et une once de matière en plus.

Le Mas Cal Demoura, je le rappelle, produit trois vins rouges, tous bien Languedoc et sans défaut de finesse et de fraîcheur. L’Infidèle est un vin très complet, qui ne fait pas du tout entrée de gamme : équilibre, fraîcheur, souvent accessible avant les deux autres. C’est un assemblage de Grenache, Mourvèdre, Syrah, Cinsault et Carignan. Les Combariolles sont une sélection parcellaire de Grenache, Syrah, Mourvèdre sur cailloutis calcaires. Un vin plus extrait, plus dense, notamment au niveau de la trame tannique, qu’il faut attendre quelques année de plus que l’Infidèle. Enfin, depuis 2006, le domaine produit une confidentielle cuvée Feu Sacré. Elle n’est produite que si le millésime est favorable, à hauteur de 1200 bouteilles. C’est une parcelle de vieux Grenache dont le vin est ouillé avec l’Infidèle. Le résultat rappelle le Rhône Sud tout en gardant une forte personnalité languedocienne. Une vraie réussite, à découvrir.

Depuis la reprise totale du domaine en 2004 (le millésime 2003 a été fait en collaboration avec Jean-Pierre Jullien), Vincent Goumard, parti déjà d’un très bon niveau, progresse sans cesse. En 2007 un saut qualitatif évident a été accompli avec un gain non plus dans la concentration et le fruit mais sur la fraîcheur et la finesse. Ce millésime consacre le passage (confirmé en 2008) d’un très bon vin à un des meilleurs du Languedoc. Pour ne rien gâcher, les tarifs du domaine sont extrêmement raisonnables au vu du travail consenti.

L’Infidèle 2007 est à mes yeux un vin exceptionnel, du type de ceux qui manquent en France et singulièrement dans le sud. C’est un vin indiscutablement féminin, d’une grande souplesse et d’une finesse de tannins incroyable. Tout en ayant une belle matière et les arguments pour vieillir une dizaine d’année, il est d’une accessibilité remarquable dès maintenant. Les arômes un peu giboyeux typiques du domaine sont là, en arrière plan, mais ne dominent pas les débats : ils apportent au contraire la complexité et la profondeur au vin. La fraîcheur de la bouche n’est pas ici synonyme de maigreur mais bien d’un vin du sud, riche, généreux. Le fruit rouge, la cerise et une pointe de réglisse donnent le ton général du tableau. En finale, toujours cette fraîcheur et le fruit frais, pas confituré, accompagnent joliment les mets. Vin de viande fine (pas de gibier pour lui), vin que j’aime et qui, je pense, sera vraiment parfait dans deux ans. A consommer sans modération d’ici là autant qu’après !

Ma note : 87/100 , 5 ++

Noël, ses émotions et ses surprises


Noël (et Nouvel An) sont des occasions de sortie de vins un peu exceptionnels. Soit qu’ils soient de grands flacons, en compagnie les appréciant, soit qu’ils soient de petits vins si la compagnie n’aime pas. Dans tous les cas, c’est un exercice à figures imposées : les plats et les invités sont en général définis à l’avance.

Au rang des probables plats, huîtres, saumon fumé, foie gras, volaille, marrons, bûche… des mets plutôt pénibles à assortir. Quant aux vins, en France, difficile de passer outre le(s) Champagne(s), Sauternes et plus généralement Bordeaux ou autres Bourgognes. C’est l’occasion classique par excellence.

Dans mon cas, les fêtes de fin d’années se sont révélées pleines de surprises et de fraîcheur. D’abord, il ne fut pas question de Champagne (ou presque), ce qui est pour moi une grande joie, cette figure imposée privant souvent d’un autre vin plus intéressant. J’ai donc pu proposer à mes convives une vingtaine de vins dont aucun n’a réellement déçu.

Il est ressorti en tête de ces agapes :

1° Les Culs de Beaujeu Cuvée Spéciale 1996 by François Cotat, France, Sancerre

Toujours au sommet, ce vigneron domine presque systématiquement les débats, avec des vins hauts en couleur. Ce dernier ne manque pas à l’appel. Avec une pointe de sucres résiduels qui signe un style très fruité, ce vin est caractérisé par des arômes de truffe blanche exceptionnels. Il est gorgé de fruit, d’une fraîcheur exquise et d’une jeunesse insolente. C’est un futur vin exceptionnel qui demande encore au bas mot 10 ans de cave (il a passé plus de 6 heures en décanteur sans évoluer d’un cil).

Ma note : 94/100 ; 10 ++

Ürziger Würzgarten Auslese * 1997 by Weingut Karl Erbes, Allemagne, Mosel (Ürzig)

Un an plus jeune et même constat, ce vin que j’ai ouvert par deux fois, est à attendre une dizaine d’année et ne bouge pas sur quatre jours. Un breuvage délicieux est issu du Riesling, moelleux mais équilibré par une acidité superbe, fin, complet. Son nez d’ananas est relevé par des nuances terpéniques que je trouve plutôt classiques de ce terroir et élégantes pourront toutefois choquer ou déplaire aux palais qui ne les apprécient pas. La bouche très nettement ananas à l’ouverture s’enrichit de mangue, de poire et autres fruits. Pour le moment l’évolution est vraiment contenue.

Ma note : 92/100 ; 10 ++

Loupiac 1982 by Château Dauphiné Rondillon, France, Bordeaux

Cette bouteille aurait pu tenir encore plusieurs années, sans que je pense elle ne devienne franchement meilleure. Ce qui m’a particulièrement plu est sa note végétale (typique d’un vieux Sauvignon) et naturellement, l’intégration de ses sucres. C’est un vin sage, subtil. Son âge lui donne une grâce incroyable. L’émotion qu’il apporte est bien celle des vieux vins, mûrs, dont même les défauts se font accepter. Très belle expérience.

Ma note : 91/100 ; 5 0

Grüner Veltliner Spiegel Reserve 2006 by Weingut Sonnhof Jurtschitsch, Autriche, Kamptal

Ce dernier commence évolue très lentement mais développe déjà une richesse, une générosité d’arômes rare. Pourtant marqué par une acidité assez faible (caractéristique des Grüner Veltliner du millésime 2006 du domaine), ce défaut ne s’accentue pas avec le temps et l’ampleur que cela lui confère en font un vin idéal pour accompagner viandes blanches et fromages.

Ma note : 91/100 ; 5 +

Voilà donc pour ceux qui ont marqué les festivités, un peu plus que les autres. Un des traits de ces dégustations est le niveau moyen très élevé des vins, avec pour pires flacons, une Cuvée Fréderic Emile 2002 de Trimbach (Alsace, que je reverrai dans 5 ans) ou encore un Henriot Millésimé 2000 encore beaucoup trop jeune. Deux vins que je note tout de même autour de 75/100.

Les autres que je retiens et sur lesquels je reviendrais plus tard :

L’Infidèle 2007 by Mas Cal Demoura (France, Languedoc)

Cuvée Spätlese 2005 by Weingut Nekowitsch (Autriche, Burgenland)

Chardonnay 2006 by Weingut Nekowitsch (Autriche, Burgenland)

Jadis 2002 by Henri Bourgeois (France, Sancerre)

Grüner Veltliner Rosshimmel 2006 by Weingut Alois Zimmermann (Autriche, Kremstal)

Charmes-Chambertin 1998 by Domaine Arlaud (France, Bourgogne)

En conclusion de ce premier billet de la nouvelle année, je vous dirais que rien ne vaut de sortir des grandes appellations ou des grands noms, ce qui compte est de trouver un vigneron sérieux et intelligent. Parmi les vins cités, ceux qui ont fait la plus mauvaise impression sont les Bourgognes et le Champagne. En ce début d’année 2011, je vous le dis donc bien fort, des grands vins existent à tous les prix, il faut juste savoir chercher au bon endroit !