Grand Tasting 2011, quelques remarques générales.


Il est grand temps de revenir à froid sur cet événement dégustation qui permet de faire un tour d’horizon des millésimes actuellement disponibles.

D’abord, il ressort que le cru est meilleur que l’an dernier. Globalement la qualité était un cran au dessus. A cela plusieurs raisons. Les millésimes proposés à la dégustation étaient souvent 2009 pour les rouges et 2010 pour les blancs. L’an dernier, le plus souvent, il s’agissait de 2008 et 2009, 2009 étant particulièrement moyen voire mauvais dans les blancs. Une autre raison est mon échantillonnage : cette année, je n’ai pas dégusté des domaines comme Brocard ou Jaboulet et peu de Bordeaux, dont les vins étaient particulièrement insignifiants l’an dernier. Ceci posé, il n’en reste pas moins que sur les domaines dégustés les deux années, Agathe Bursin, Pol Roger, Jacquesson, Bollinger, sélection italienne, Domaine de Chevalier, la Monardière… cette année reste au dessus.

Au sujet de ce salon, on déplorera toujours l’absence de chaises ou d’endroit pour s’asseoir, les stands de restauration et leur zone de non dégustation possible du fait des odeurs et une sélection très orientée bordeaux et champagne, les premiers ayant la fâcheuse habitude de ne pas présenter de millésimes très intéressants. On regrettera en particulier la très faible représentation de l’Alsace ou celle, limitée, de la vallée du Rhône et surtout de la Bourgogne. Ceci posé, plusieurs améliorations du point de vue de la sélection doivent être mentionnées, comme les stands interprofessionnels beaucoup plus fournis que l’an dernier, qui offrent un vrai intérêt découverte (avec un vin par domaine et une dizaine de domaines présentés par AOC). De même les espaces sont beaucoup mieux gérés qu’au départ, permettant ainsi une meilleure circulation dans les allées.

Et maintenant, sur le fonds.

Les millésimes blancs : 2010 est vraiment un très beau millésime de blanc, ce de manière générale du nord au sud. Le Châteauneuf du Pape blanc 2010 du Château de Beaucastel est ainsi un très bel exemple de ces réussites. L’achat peut pratiquement se faire à l’aveugle si vous connaissez les producteurs. 2009 se confirme pour les rares présentés comme un millésime à ne rentrer que de manière très sélective tant les équilibres sont patauds. Certains vins bénéficieront d’un long vieillissement, mais cela ne concernera que ceux qui supporteront une garde de 10 ans. Sur le salon, on pouvait remarquer le blanc 2009 du Domaine de Chevalier, très beau, ou encore les 2009 de Henri Bourgeois, ce qui prouve qu’il y a des exceptions. 2008 n’était pratiquement pas présenté mais les rares flacons étaient de très grande classe, Engelgarten 2008 du Domaine Deiss était absolument magnifique. Le plus beau vin du domaine sur le salon. 2007 finalement se trouvait au compte-goutte. Indéniablement plus austère et froid que 2008, je parie quand même que beaucoup de ces vins se révèleront dans le temps. On retiendra le très beau Cuvée des Générations Marie-Léoncie 2007 du Château La Gardine. Il est encore sur la réserve et marqué par l’élevage mais il devrait se révéler superbe dans 5 à 10 ans. Encore une fois, les remarques générales sur les millésimes n’ont pas valeur universelles car par exemple les vins d’Alsace du domaine Trapet, présentés en 2008, qui est superbe dans cette région, étaient des vins durs et complètement fermés.

Les millésimes rouges : 2009 était rare en Bordeaux (pas encore totalement libérés) mais sur les autres régions, les résultats sont plutôt plaisants. J’aurais tendance à trouver des vins très réussis en Vallée du Rhône. Un poil moins en Loire où on a quand même droit à des vins très accessibles. Dans le Languedoc et le Roussillon en particulier, c’est très très beau, avec en particulier un Clos des Fées 2009 d’anthologie. La Bourgogne n’est pas en reste dans les domaines où l’on peut les goûter, quoique ce ne soient pas les vins exceptionnels qu’on nous a vanté. 2008 était bien présent. Beaucoup plus variable selon la géographie. Le Nord livre des vins intéressants mais peu concentrés. Le Rhône Nord est moyen. Le Rhône Sud et le Sud en général ont sortis des vins magnifiques. Bordeaux offre un millésime souple et bien fait, pas de grande garde mais très plaisant. 2007 confirme une plus grande disparité. Il est très moyen en Loire et Bourgogne, très dense et bon en Rhône, grandiose en Languedoc, superbe en Roussillon et Sud-Ouest et finalement largement raté à Bordeaux. Ainsi vous remarquerez que la région qui s’en sort avec le plus de consistance est le Languedoc. Singulièrement si vous goûtez les vins du Mas Cal Demoura sur 2007, 2008, 2009, vous les trouverez respectivement excellent, très bon, excellent, peu de domaine ailleurs peuvent se vanter d’un tel résultat.

N’ayant dégusté que peu de liquoreux, je ne livrerai pas d’impressions sur ces derniers.

Les prochains post sur ce salon auront trait spécifiquement aux vins que je retiendrai à la suite de la visite.

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