Mois: mars 2013

Alko: Pääsiäisen Viinit – Wines for Easter


Last year I put a short article on line about wines for Eastern. My recommendation don’t change. If you plan on having the tradition lamb, you will want to look for red wines with a spicy side.

The ideal possibility in terms of style are Southern France Syrah, Grenache, Mourvèdre and Carignan based wines. Also, one good possibility is to be found in Italy, Piemonte with Nebbiolo. That being said, there are few wines that enter these categories at Alko. I would however try to avoid the New World wines (esp. Chile, Argentina and Australia) that will display too much ripeness to balance the flavour of the lamb. Of course, there are exceptions and the very good GSM 2010 by Rosemount Estate is one of them.

From France, you can aim at :

– Jaboulet, Côte du Rhône Parallèle 45, 11,58€

– Pech-Latt, Corbières 2011, 13,50€

– Chapoutier, Crozes-Hermitage Les Meysonniers 2010, 20,00€

– Ogier, Cornas Les Reillots 2006, 31,90€

From Italy,

– Ugo Lequio, Barbaresco Gallina 2009, 21,90€

– Luigi Einaudi, Barolo Terlo 2007, 39,00€

From Spain,

– D. de J. Palacios, Petalos 2011, 15,10€

– Muga, Reserva 2007, 17,58€

– Aalto 2008, 39,00€

From Austria,

– Trapl, Tilhofen 2009, 25,10€

Salon des Vignerons Indépendants de Paris (Printemps 2013), mes meilleurs domaines.


Comme chaque printemps et automne, je reviens avec quelques conseils pour le salon (SVI) des vignerons indépendants. Comme à chaque fois, je vous conseille de relire les billets précédents sur les SVI car la sélection évolue peu, en fait. On les trouve : ici. Pour cette fois, j’opte pour la présentation « best of », sans prendre en compte les régions. Puis je vous donnerai une petite liste complémentaire de domaines à tester. Je vous encourage à demander des détails en commentaire.

Avant tout, il faut signaler que la qualité globale augmente. Il y a, bien sûr, toujours des nanards mais viser au hasard ne revient plus à se tirer une balle dans le palais.

Ce printemps devraient être présentés majoritairement 2011 et 2012. Deux millésimes qui ne sont pas de grandes références. Ils vont demander de la finesse dans la sélection mais devraient offrir des vins plus vite accessibles que les 2009 et 2010 (qui, eux sont souvent de superbes millésimes). Si je devais très généralement noter 2011, je dirais qu’il faut plutôt chercher au Sud pour trouver de belles bouteilles (Rhône, Languedoc, Roussillon, Cahors). La Bourgogne a aussi tiré son épingle du jeu, avec des vins plutôt sympathiques à boire dès maintenant. Pour les autres régions, le tri sera plus intense. 2011 est dur en Centre-Loire, un peu meilleur plus à l’Ouest. C’est moyen en Bordelais, un peu mieux en Alsace. Le problème de 2011 dans les régions « faibles » c’est qu’en même temps que des conditions médiocres (pluie), il a fait relativement chaud. Le résultat sont des vins qui peuvent à la fois être trop mûrs (sucre) et pas assez (arômes). D’où un tri attentif en dégustation : guettez les taux d’alcool, les vins sans arômes ou verts et ceux qui semblent plat ou lourds. En ce qui concerne 2012, vous ne trouverez que des blancs. 2012 est, sur la papier, inférieur à 2011. Toutefois, nous sommes au tout début des sorties et il faudra juger sur pièce. A priori, les régions qui s’en sont le mieux tirées sont le Centre-Loire (Sancerre et Pouilly-Fumé par exemple), la Bourgogne, la vallée du Rhône et la Savoie (en gros, tout ce qui est plus à l’Est). Mon jugement s’arrêtera là vu que je n’ai pour le moment rien goûté de représentatif. Mon conseil, encore, être très prudent en dégustation.

Ceci expliqué, avançons vers les stands à ne pas rater.

Pour moi, s’il ne devait en rester qu’un, ce serait le MAS CAL DEMOURA (J43). Pour cette édition, je ne connais pas les millésimes présentés, fraîchement mis en bouteille. Nous serons sur 2011 en rouge et 2012 sur le reste. 2010, présenté sur la dernière édition était absolument exceptionnel, particulièrement sur Les Combariolles. Ne ratez pas non plus Paroles de Pierre, un blanc intriguant, très axé fraîcheur. Ce domaine travaille de manière irréprochable, aucune crainte à avoir sur la qualité des vins. Il est incroyable que Vincent Goumard arrive chaque année à élever son niveau, sans aucun doute, le résultat le travail abattu à la vigne et la précision de plus en plus poussée du tri à la vendange et sur table.

Le DOMAINE BUISSON HENRI ET GILLES (K29) de Saint-Romain est un autre incontournable. Leurs progrès sur les derniers millésimes sont également impressionnants. Les 2010 sont magnifiques et, au Grand Tasting, ce sont les Bourgognes qui m’ont le plus scotché (et pourtant, j’ai goûté Chanson, Bouchard, l’Arlot, Charlopin… sur des terroirs autrement plus réputés). Le Saint-Romain Sous Roche 2010 est exceptionnel… sans parler du Corton Les Renardes. Qu’ajouter d’autre sinon que les prix sont raisonnables ? Vraiment parfait.

Sur la dernière édition du salon, à l’Automne, un domaine m’a tout particulièrement impressionné. Il est installé dans une région malheureusement sous-estimée, affublée d’un imaginaire qui la dessert… en Savoie. C’est le DOMAINE DUPASQUIER (N34). Réellement une perle. Ses blancs, particulièrement sur 2010, encore disponible en novembre, sont d’une précision et d’une qualité extrême. La Jacquère 2010 est fraîche et aromatique, rappelant d’excellents Pinot Blanc. Un vin qui souffrirait la cuisine d’un macaronné ! Le Chardonnay 2010 est encore un peu retenu mais livre des arômes fruités et floraux qui augurent d’un vin superbe dans deux ou trois ans. La Roussette de Savoie 2010, est un vin d’une telle puissance et délicatesse qu’il est inconcevable de le servir sur une raclette. Enfin, en blanc, il ne faudra pas rater la Marestel 2009, qui ne révèlera ses charmes que dans quelques années. En rouge, tout est superbe sur 2009. La Mondeuse 2009 est particulièrement réussie. Ce vin, dans quelques années aussi, je vais le présenter à l’aveugle en parallèle de grandes Syrah du Rhône, car je suis certain qu’il leur en remontrera. La cerise sur le gâteau, pour nous, est que ces vins sortent tous sous les 10€ (10,90€ pour Marestel).

Le CHÂTEAU LA GARDINE (E26) est un autre classique du salon, de Châteauneuf-du-Pape. Ses 2010 sont particulièrement réussis, en blanc comme en rouge : Tradition Châteauneuf-du-Pape blanc et rouge et la Cuvée Marie Léoncie sont de remarquables vins, l’autre excellent produit est le Lirac Palmesune sorte de friandise vineuse. Chez eux, il ne faut pas hésiter à commander en primeur. La qualité est très régulière et les prix sont substantiellement plus bas. Dans la même appellation, je vous conseille de profiter de l’occasion de goûter le DOMAINE DE LA JANASSE (F27). C’est un domaine reconnu mais que, pour ma part, je n’apprécie pas toujours, particulièrement du fait des ses extractions et élevages poussés et de ses prix très élevés.

Plus accessible et tout aussi excellent, le CHÂTEAU D’OR ET DE GUEULE (C22), en Costières de Nîmes. Encore d’excellents produits, j’ai un faible pour la très rhodanienne cuvée de Syrah en VDP et surtout pour une cuvée exceptionnelle de Mourvèdre qu’est la Bolida. 

Pour ne pas surcharger ce Best of, je terminerai avec un très beau domaine de Cahors : le MAS DEL PERIE (K6). Ce domaine a entrepris un exemplaire travail parcellaire, une démarche qui doit absolument être soutenue dans cette appellation dotés de terroirs magnifiques mais très hétérogènes. On appréciera dans ce domaine la priorité donné au jus, avec des élevages millimétrés.

Quelques autres très bons domaines, par région

Bordeaux :

– Vignobles Darriet : gamme très cohérente, avec un Loupiac grandiose qui vieillit magnifiquement, Château Dauphiné-Rondillon.

– La Tour Blanche : un Sauternes de référence, dans le peloton de tête des meilleurs à un tarif on ne peut plus raisonnable.

– Clos Haut-Peyraguet : un nom prestigieux pour un vin qui peut parfois être superbe. Un peu surcôté.

Bourgogne :

– Domaine Tortochot : très beau domaine de Gevrey.

– Domaine Michel Magnien : encore une belle maison de Côte de Nuits.

– Domaine André Bonhomme : pris en charge par un jeune vigneron, un des très bons du Mâconnais. Grande précision d’élevage, vins très purs, demandant un peu de temps. Grand potentiel.

– Domaine Felettig : Une possibilité intéressante. Bon niveau.

Jura-Savoie :

– Domaine Rolet

– Château de l’Etoile

Languedoc-Roussillon :

– Bertrand Bergé

– Château des Nouvelles

– Domaine de Vénus

– Mas de Martin

– Domaine du Grand Arc

– Mas de Cynanque

– Domaine Sarda Malet

Loire :

– Domaine Aux Moines

– Domaine de Pallus

– Domaine Dagueneau Serge et Filles

– Domaine Breton

Provence :

– Roche Redonne

– Mas de la Dame

– Domaine du Jas d’Esclans

Rhône :

– Domaine du Bosquet des Papes

Sud-Ouest :

– Château Eugénie

– Domaine Cauhapé

– Lacapelle-Cabanac

– Domaine de l’Ancienne Cure

– Château d’Aydie

Pinot Noir 2011 by Domaine de l’Idylle (France, Savoie)


Producteur : Domaine de l’Idylle, Philippe et François TIOLLIER

Vin : Pinot Noir

Millésime : 2011

Origine : France, Savoie, Vin de Savoie

Prix : moins de 8€ (France, Domaine)

Thématique de la semaine, du mois, le vin de Savoie s’impose. Il faut dire qu’outre la saison propice aux découvertes du genre, les dernières visites sur salons et en restauration m’ont révélé une région en grand progrès, offrant des rapports qualité prix exceptionnels. Le profil de ces vins est par ailleurs jouissif : du fruit et de la fraîcheur, un petit paysage alpin dans le verre !

Le domaine de l’Idylle, affilié vigneron indépendant (ce qui signifie que vous pouvez les rencontrer à Paris en novembre), se trouve à Cruet en Savoie. Je ne vous cacherai pas qu’en goûtant ce Pinot Noir, je n’attendais rien de particulier. Mais au contraire, j’ai trouvé un vrai beau vin, simple mais très bien fait.

Ce Pinot Noir livre donc un nez très franc, très net de fruit rouge frais, dominé par la cerise. Puis l’on découvre les subtilités propres à ce cépage, un côté terre mouillée, sous bois et un très légère touche poivrée. La bouche est fluide, juteuse et littéralement jouissive. Ce vin me rappelle les tables familiales de la campagne de mes grands parents, où l’on buvait à grandes lampées des vins francs du collier et point trop alcooleux. Ici, nous retrouvons cette convivialité chaleureuse, simple et évidente, mais avec un degré de raffinement qu’il faut dire, j’ai rarement rencontré au temps de ces grandes tablées. Ce vin est irréprochable, d’une longueur appréciable. C’est un très joli Pinot, sans doute pas d’une garde formidable mais qui égaillera en toute simplicité votre table ou votre apéritif, en compagnie d’un saucisson qui se devra de rendre la pareille (je pourrais ici vous recommander ceux des salaisons du Mont Charvin). Il représente l’archétype du vin de tous les jours, avec ce petit truc en plus, qu’il faut pour être intéressant.

73/100 ; 0 0

Le Bergeron « Comme Avant… » 2010 by Jean-Pierre et Jean-François Quénard (France, Savoie)


Producteur : Jean-Pierre et Jean-François Quénard

Vin : Le Bergeron « Comme Avant… »

Millésime : 2010

Origine : France, Savoie, Chignin-Bergeron

Prix : 20-25€ (France, Caviste/Domaine) ; 40€ (France, Restaurant)

Ce vin de Savoie de l’appellation Chignin-Bergeron, comme tous les Chignin-Bergeron est issu du cépage… Bergeron. Soit, pour éclairer votre lanterne que je sens sourde, la Roussanne. Ce nom vous est sans doute familier car il s’agit en fait un cépage phare de la Vallée du Rhône. Il entre dans l’assemblage de tous les vins blancs du Rhône septentrional à l’exception du Condrieu et de Château Grillet (Viognier), en compagnie de la Marsanne, ainsi que dans beaucoup d’excellents Châteauneuf-du-Pape et de nombreux vins satellites du Rhône Méridional. Je me prends d’ailleurs souvent à regretter sa trop rare utilisation comme cépage dominant ou en monocépage au bénéfice de la Marsanne, que je trouve bien moins intéressante (plus grasse, moins complexe et moins équilibrée) mais qui a l’avantage d’être beaucoup plus facile à cultiver et vinifier. La Roussanne, quand elle s’exprime au maximum de ses possibilités (c’est-à-dire seule), donne des vins spectaculaires dont un des meilleurs et plus exclusifs représentants est le Châteauneuf-du-Pape Roussanne Vieille Vigne du Château de Beaucastel.

Ce vin est produit à partir de la dernière trie dans les vignes, les raisins les plus mûrs, donc. Il est vinifié en sec (pas de sucre résiduels) avec une fermentation longue et vieillit en fûts et demi-muids pendant un an.

C’est un vin dont le nez est extrêmement puissant, grillé, mellifère, avec également un fruit jaune très mûr. La bouche est splendide. Extrêmement longue, concentrée et puissante. Elle développe le même type d’arômes avec une fraîcheur remarquable. Ce vin est réellement superbe et encore très jeune. Il sera certainement à son mieux dans 5 ans. Aucun gras excessif, beaucoup d’équilibre, il est exemplaire.

90/100 ; 5 +

Chignin-Bergeron "Comme Avant..." 2010 by Jean-Pierre et Jean-François Quénard

Chignin-Bergeron « Comme Avant… » 2010 by Jean-Pierre et Jean-François Quénard