2011

ALKO : Pinot Noir Las Brisas 2011 by Viña Leyda (Chile, San Antonio)


Producer: Viña Leyda (belongs to Viña San Pedro)

Wine: Las Brisas Pinot Noir

Vintage: 2011

Origin: Chile, San Antonio & Leyda, Leyda Valley, Las Brisas

Price range: 10-15€ (Finland, Alko)

Available at Alko: Yes (02/13), 475537

Today I change a bit the presentation to make it more clear. Tribute to many a wine blog I know… I must acknowledge that this is more practical and easier to read.

Las Brisas Pinot Noir by Viña Leyda is a classic from Alko. The earliest vintage I tasted is 2008 (not the best vintage ever). It has always delivered and it consistently got better. This bottle is however a little bit problematic as there is a strong reduction in the nose at the opening.

Reduction (as a defect) is not an accurate word but it describes, by opposition to oxidation, the state of a lack of oxygen. Reduction happens in young wines, with specific grapes or specific winemaking… It is usually not « lethal » to the wine, the wine just needs breathing through decanting or just ageing. This reduction issue is more and more common with the growing number of red wines bottled under screwcap. It is all the stronger with reductive grapes (Pinot Noir and Syrah). If reduction is due to the screwcap, it can sometimes be almost unfixable: I had one bottle which required three (!) days of decanting before getting rid of the smell. In the present case, the bottle needed a lot of breathing (maybe a night) but it was drinkable after a couple of hours of decanting.

Besides this very strong smell of wet socks, one could find a very nice red fruit and slight spices (pepper). The wine is well balanced and structured enough. The mouth was much better a nice balance of cherry, aromatic herbs and discrete earthiness. Very balanced in terms of alcohol, acidity and sweetness. In the mouth, it is one of the best Las Brisas I have tasted. This is an inbetween classic and modern style Pinot Noir. It is not over ripe and over extracted as sometimes Pinot Noir can be in Chile (like Ocio 2009, by Cono Sur, which tasted like a Syrah a few month ago) but it is far more fruity than a Burgundy version of the grape. I can only advise this wine and recommend cellaring it for a year or two to get the best out of it. It already improved greatly since the original release.

Wineops’ rating: 76/100 ; 5 + (the rating would probably have been higher without the reduction)

 

ALKO: Chardonnay Thomas Hyland 2011 by Penfolds (Australia, South Australia)


There was a long time I had not reviewed an Australian wine. It is true that the general overripeness of these wines has started to be boring. Red and Shiraz more specifically cannot really be enjoyed on the long term… each time this jammy-everything-taste-the-same and heaviness came to kill my palate.

Chardonnay still are a strong grape in the country and since it is very flexible (actually much more than the Syrah or Shiraz), you can be pleasantly surprised.

The Penfolds Thomas Hyland Chardonnay 2011 first raised my interest as it is a mere 12,5% alcohol wine. A miracle? Considering the recent evolution of the climate over there, it certainly is. Or else… or else this might be the result of the new partial dealcoholisation process they have introduced. Basically, they take away up to 34 g/l of sugar, that is up to 2% alcohol, and it seems that the results are qualitatively acceptable. I am pretty convinced that this is what happened in this wine and overall, I must say that my impression are positive. The wine is much more enjoyable than many an Australian wine I tasted earlier.

The nose is fragrant with notes of flower and stone fruit. There is no oakiness, just a hint of butter. In the mouth we find back these aromas. A very nice acidity come to clean the palate. To some extent, it makes me think of a sunny Chablis. The wine delivers, the one only drawback is the short finish which carries a very slightly unpleasant artificial aftertaste. This and the price tag makes it fall short on the 70/100. But still, a wine worth tasting!

Wineops’s rating: 69/100 ; 0 0

Link to Alko: here.

Une visite, Weingut Kollwentz (Autriche, Burgenland)


Weingut est le terme générique pour désigner un domaine viticole en Allemand. Kollwentz est un domaine, disons, légendaire du Burgenland (même si la légende n’est pas si vieille). Anton Kollwentz est le premier qui crut dans les vins rouges du Burgenland et surtout dans un cépage local complètement sous évalué : le Blaufränkisch. Désormais ce cépage jadis vulgaire est la carte de visite de la région, qui de pauvre est devenue une des plus dynamiques du pays.

La Vinothèque

Kollwentz est basé dans le Sud-Ouest du Burgenland, près de Eisenstadt. Il cultive 20ha, plantés principalement de Blaufränkisch, Pinot Noir et Chardonnay et complétés par    quelques autres cépages, Zweigelt, Cabernet Sauvignon et Sauvignon Blanc. Il produit quatre vins blancs : un Sauvignon Blanc, Steinmühle et trois Chardonnay, le Leithagebirge (sorte de premier cru) puis les deux icônes du domaine, le Gloria et le Thatchler (équivalent à des Grands Crus). Les vins rouges sont plus nombreux, ils sont dans l’ordre de prestige : Zweigelt Föllikberg, Blaufränkisch vom Leithagebirge, Eichkogel, Dürr, Cabernet Sauvignon, Setz, Point et Steinzeiler. On trouve enfin un rosé et quelques Pädikatswein (vins liquoreux).

Andi Kollwentz, qui a repris le domaine de son père Anton est un grand vigneron, grand, sympathique et terriblement exigent. La dégustation nous a conduit dans les vignes où nous avons pu constater à quel point Andi soigne ses vignes. Les rangs sont impeccablement palissés, irréprochablement conduits. Un seul rideau de feuille, chose remarquable et essentielle. Pas d’herbicide, pas non plus d’irrigation (pratique autorisée en Autriche) et une connaissance parfaite de ses terroirs. La visite des vignes permet de mieux comprendre le niveau atteint par les vins. Autre illustration : 2010 est un millésime assez difficile en rouge, particulièrement chez Kollwentz et Andi, ne trouvant pas les vins au niveau, a donc décidé de déclasser l’intégralité des crus (en dehors du Pinot Noir Dürr).

La dégustation commence par les blancs. Le Sauvignon Blanc Steinmühle 2011 qui est la parcelle la plus éloignée du domaine (une quinzaine de kilomètres plus à l’Est), est plutôt incroyable vu le millésime, vraiment très dur pour les blancs. C’est un Sauvignon surpuissant, à l’heure actuelle très variétal mais soutenu par un nez de silex. En bouche il est très rond et très aromatique également avec une finale tranchante. Un vin de grande qualité qui demandera du temps et qui n’est pas sans points communs avec Sancerre (83/100). Suit le Chardonnay Leithagebirge 2011. Elevé sur lie dans des foudres, il livre un nez de fruit blancs et de fruits exotiques (typique des Chardonnays de cette région). La finale est très impressionnante pour ce vin Premier Cru (86/100). Ces deux vins, considérés plus ou moins comme des premiers crus, constituent l’entrée de gamme du domaine et sont de beaux rapport qualité prix. Ils auront besoin de 2-3 ans pour se faire, avec une durée de vie bien plus longue.

Les deux blancs suivant sont Gloria et Thatschler. Ces deux vins de Chardonnay sont issus de deux parcelles considérées comme des Grands Crus par Andi. Il s’agit pour la première d’une parcelle exceptionnelle plantée au sommet de la colline bordant le village, soit au dessus de 300m (le reste du vignoble se trouve entre 150 et 220m) exposée Sud-Est. C’est le vignoble le plus frais du domaine avec la parcelle Dürr, située juste en dessous. Le Thatschler se trouve lui en bas de cette colline (200-240m) avec une exposition semblable, protégé du vent et bordé par le forêt. Deux parcelles exceptionnelles, dont la première mention écrite est 1570. Gloria 2010 est un vin plutôt puissant, même s’il est encore sur la réserve. On part sur des touches grillées délicates, on retrouve aussi les fruits exotiques. Tout est d’une grande élégance mais on sent un vin qui ne se livre pas (la mise ne date que d’avril). La bouche en revanche est plus déliée. Il présente actuellement plutôt son côté minéral avec une intégration de l’acidité remarquable qui me rappelle celle d’un Montrachet. La longueur est très impressionnante. On tient là un très grand vin, qu’il conviendra d’attendre patiemment (88/100). Le Thatschler 2010 présente un profil plus intégré. Nous sommes plus fruit blancs et fleur. La bouche est très tendue, finale superbe encore une fois (88/100). Ces deux vins encore fermé seront de grandes bouteilles dans quelques années. Leur qualité s’exprime pour le moment à travers leur impeccable et surpuissante structure. Deux vins dont je vous reparlerai en temps et en heure…

Les 5 hectares du Gloria, perdus dans la forêt.

Nous passons aux rouges.

Zweigelt Föllikberg 2010 : un des rares 2010 qui seront mis en vente. Epicé, très fruité, la matière en bouche est vraiment puissante, les tannins bien serrés. Quelle densité ! Trop ? A suivre sur quelques années mais je parie dessus (82/100). S’ensuit le Blaufränkisch vom Leigthagebirge 2009. Changement de millésime, fin de la plaisanterie. Un vin très épicé, très fruité et très mûr. La matière est superbe, beaucoup plus ronde, plus douce et pourtant les tannins sont bien là. Nous avons clairement passé une barre (87/100). Eichkogel 2009 marque pour moi le palier de 90/100. Le nez est grand, très grand avec un fruit tout en équilibre et intégration avec les épices et les notes empyreumatiques discrètes de l’élevage. Quant à la bouche… elle est irréprochable. Magnifique (91/100).

Les Grands Crus commencent avec Setz 2008. Un Blaufränkisch, donc, dominé par les épices (j’utilise l’analogie avec une Syrah du Rhône septentrional sans tannins pour décrire le BF). La parenté avec une Côte-Rôtie est d’ailleurs ici évidente. La texture en bouche montre la même profondeur. La fin de bouche est interminable. Vin encore un peu serré malgré ses 30 mois d’élevage (93/100).  Point 2008 propose un profil proche mais peut-être plus fumé avec une bouche encore plus ronde. Je mise sur un potentiel supérieur mais à l’heure actuelle je trouve que Setz est plus intéressant (92/100). Steinzeiler 2008, l’assemblage BF/Z/CS à forte dominante BF, est un niveau au dessus, il faut le reconnaître. C’est sur la profondeur que se fait la différence. L’aromatique est aussi plus libérée. Un style magique. (95/100). Nous terminerons sur Dürr 2010 qui est un Pinot Noir d’excellente qualité, au niveau d’un premier cru de la Côte de Nuits. Toutefois, s’il goûte déjà bien, je ne lui voit pas un potentiel de plus de 5 ans. A partir de ce moment-là, je doute qu’il s’améliore encore. Il me laisse en comparaison un peu sur ma faim (87/100).

Une mention pour finir au Sauvignon blanc Beerenauslese 2010 qui est ni plus ni moins le meilleur Sauvignon liquoreux (en monocépage) qu’il m’ait été donné de goûter. En effet, le Sauvignon est très difficile à cultiver et vinifier correctement en liquoreux, surtout à ces niveaux de richesse (c’est une des grandes raisons de son assemblage avec le Semillon en Sauternais). Remarquable, épices douces, acidulé et fruits blancs avec une liqueur discrète (92/100).

Une dégustation grandiose de près de 3h30 qui confirme indiscutablement le statut de la propriété. Non seulement leurs rouges sont parmi les meilleurs d’Autriche, mais ils surpassent bien des grands d’ailleurs. Ce domaine serait probablement dans mon top 10 mondial. Il ne reste plus qu’à attendre les grandioses crus 2009. A l’heure actuelle et en général, je recommande particulièrement Eichkogel, qui est LE rapport qualité-prix du domaine. Pour finir, voici un lien vers le site du domaine Kollwentz.

La cave de vinification, une partie des trois millésimes en élevage…

ALKO: Adobe Reserva Syrah-Mourvèdre-Merlot 2010 by Emiliana (Chile, Rapel Valley)


Emiliana is a well known producer of Chile, located in the Central Valley. Here in Finland, it is famous for being an organic (luomu) grower. Previously I have not been totally convinced by their icon wine called Coyam. It is a good wine but nothing extraordinary.

Adobe is their mid-range brand. Wines that are available here around 10€. They are in the category « Reserva », meaning that they aged a bit or a lot in oak barrels.

This Adobe Red is very surprising when you consider the blend. Syrah and Mourvèdre are commonly blended in Languedoc or in the Rhône Valley, but never with Merlot, which is a grape from south-western France. I honestly must say that I doubted the result. Merlot is a common « blend partner » because it has a great ability to smoother the edge of more powerful grapes. For instance, it is known for its quality, when blended with Cabernet Sauvignon like in Bordeaux or with Malbec, like in Cahors. Both Cabernet Sauvignon and Malbec being grapes with very powerful structure in terms of tannins and mouthfeel. Merlot has then the effect of bringing out a more soft and expressive fruit while making the tannins less harsh. But when it comes to Syrah and Mourvèdre, these are two grapes not very full of tannins with aromas like spices, aromatic herbs, pepper, game… fruit is only secondary. As a result, blending all of them will make Syrah and Mouvèdre lose most of their personality and thus most of their interest.

This is no surprise in the glass. The wine is very plain. True, the oak aging is very well handled with no excess, but the aromatics are just not interesting. In the palate, the structure is ok, a little bit light, but again it does not work in term of taste. This is extremely boring. I would not advise this wine, even if it is technically well made.

Wineops’ rating: 57/100 ; 0 0

Link to Alko’s page: HERE.