Australie

ALKO: Sparkling Brut by De Bortoli (Australia, South-Eastern Australia)


This is one of my last review on the old Wineops’ site… I hope you’ll enjoy!

Producer: De Bortoli

Wine: DB Family Selection Sparkling Brut

Vintage: NV

Grapes: Chardonnay, Pinot Noir

Origin: Australia, South-Eastern Australia

Price range: 8-10€ (Alko)

Available at Alko: Yes (02/14), 511387

It is not common for me to taste entry level wines. They tend to be pretty catastrophic, though I had a few decent experiences with Cono Sur or Fe.Vi. …

This wine appeals by its uncommon closure: a screw cap. This means that the pressure in the bottle cannot be as high as in traditional wines, this is most certainly a wine made with a Charmat method, as opposed to Champagne or traditional method. In Charmat method, you transformed all the wine in a pressurised tank into sparkling wine. There are two consequences. First the pressure is never as high as in Champagne (meaning, less bubbles, less delicate sparkling effect). The second consequence is that you cannot gain complexity from bottle ageing on yeasts since the wine cannot be stored long enough in contact of them prior bottling.

There are some example of great success in producing wines this way: in Asti, among Prosecco…

In this case, I am obliged to say that I rarely tasted a less interesting wine. Besides, I cannot really even call it wine. This is merely water with bubbles. There is no taste, the bubbles feels like added gas… a bit like a cheap sparkling water. As a wine, this is a preposterous: a bad joke, ridiculous! I would rather advise not to buy it. In the same category, you can find a basic sparkling by Cono Sur (worth 10 times the one extra euro). But I must say that it is not the first time I am disappointed with a wine by De Bortoli, especially from this DB Family Selection brand line.

Wineops’ rating: 32/100 ; 0 0

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ALKO: Chardonnay Thomas Hyland 2011 by Penfolds (Australia, South Australia)


There was a long time I had not reviewed an Australian wine. It is true that the general overripeness of these wines has started to be boring. Red and Shiraz more specifically cannot really be enjoyed on the long term… each time this jammy-everything-taste-the-same and heaviness came to kill my palate.

Chardonnay still are a strong grape in the country and since it is very flexible (actually much more than the Syrah or Shiraz), you can be pleasantly surprised.

The Penfolds Thomas Hyland Chardonnay 2011 first raised my interest as it is a mere 12,5% alcohol wine. A miracle? Considering the recent evolution of the climate over there, it certainly is. Or else… or else this might be the result of the new partial dealcoholisation process they have introduced. Basically, they take away up to 34 g/l of sugar, that is up to 2% alcohol, and it seems that the results are qualitatively acceptable. I am pretty convinced that this is what happened in this wine and overall, I must say that my impression are positive. The wine is much more enjoyable than many an Australian wine I tasted earlier.

The nose is fragrant with notes of flower and stone fruit. There is no oakiness, just a hint of butter. In the mouth we find back these aromas. A very nice acidity come to clean the palate. To some extent, it makes me think of a sunny Chablis. The wine delivers, the one only drawback is the short finish which carries a very slightly unpleasant artificial aftertaste. This and the price tag makes it fall short on the 70/100. But still, a wine worth tasting!

Wineops’s rating: 69/100 ; 0 0

Link to Alko: here.

Shiraz Bin 555 2008 by Wyndham Estate (Australie, South Eastern Australia)


Je ne résiste pas à vous montrer cette bouteille fabuleusement kitch de chez Wyndham Estate.

Quant au vin qui s’y trouve ?

Il est complètement déséquilibré. D’un côté, on a un nez fin et agréable quoiqu’un peu en retrait. De l’autre, on a une bouche explosive, extraite et sucrée (5-8g de sucres). Vraiment très peu de plaisir au bout du compte.

Ma note : 53/100 ; 0 0

Quick review : 7th Green Sangiovese 2008 by Hardy’s (Australie, South Australia)


A la question, est-ce que ça se boit, on répond oui.

A la question, est-ce que c’est bon, on répond peut-être.

A la question, est-ce que ça a un intérêt, on répond non.

C’est un peu schématique comme critique mais je dois dire qu’il n’y a pas grand chose à tirer de ce vin, sinon un peu d’exaspération. Et pas seulement à son encontre.

De Sangiovese, soyons honnêtes, on retrouve des notes caractéristiques au nez. Mais elles sont vite noyées dans ce que nous retrouvons très souvent sur les Shiraz australiennes (j’ai bien dit Shiraz). Donc, oui, c’est correct et bien fait. Par contre, l’intérêt du vin et des vins de ce genre est quand même des plus limités. Bouche très – trop – mûre, confiturée. Grosse sucrosité. Le vin s’évanouit très vite en fin de bouche. Equilibre moyen.

Ma note : 60/100 ; 0 0

De ce vin complètement formaté, mais indéniablement bien fait ; aucune émotion n’émerge. C’est un vin sans âme, mort-né. Tristesse. Facile et impersonnel.

Quick review : The Lodge Hill Shiraz 2007 by Jim Barry (Australie, Clare Valley)


Après avoir moi-même excité ma curiosité, j’ai donc regoûté The Lodge Hill 2007 de Jim Barry. Ce qu’il y a de bien avec les vins du Nouveau Monde, c’est la reproductibilité des dégustations. Celle-là n’a pas déroger à la règle et livre des impressions conformes à celles du début de l’année. On retrouve donc ce profil bien mûr (très mûr) et juteux, comme disent les Anglo-saxons. Le nez est massif, presque sucré. Il part sur le fruit noir, la confiture de myrtille, le caramel, le bois aromatique. Peu de trace d’élevage cependant, je pense que tous ces arômes viennent de la très haute maturité et concentration du raisin. La bouche est par contre un peu déséquilibrée par le manque de fraîcheur et l’alcool, sans pour autant être aussi marqué que Miss Harry de Hewitson. Ce qui chagrine surtout, c’est le manque de longueur et de complexité par rapport au nez. Conformément à l’habitude, les tannins sont inexistants. On a un vin supérieur à Miss Harry, pour sûr, mais très typé Nouveau Monde, c’est-à-dire qui risque de déstabiliser un consommateur français traditionnel.

Ma note : 73/100 ; 0 0

Un bon vin très typé Shiraz australienne. Facile, souple et extrêmement fruité, il peut accompagner quelques fromages à pâte pressée. Sera à l’aise sur tout type de viande domestique, mais évitez qu’elle soit trop parfumée (exemple : ok sur Charolais, moyen sur Blonde d’Aquitaine ; ok sur filet, douteux sur bavette…)

The Lodge Hill Shiraz 2007 by Jim Barry

Miss Harry 2008 by Hewitson (Australie, Barossa Valley)


L’erreur à ne pas faire avec les vins de ce type (erreur qui en général est recommandée sur la contre-étiquette) est de les boire à

Hewitson, Miss Harry 2008, Barossa Valley

température normale. C’est doux, gouleyant mais affreusement lourd. Mais si on le passe un petit coup au frais, histoire de le redescendre à 14°C, ça commence à être accessible.

Accessible, certes, mais quand même un peu grassouillet en bouche.

Vous me direz, la bouche c’est bien, mais avant, on goûte par l’oeil et le nez.

L’oeil, donc, un rouge bien brillant, profond par sa couleur mais peu dense (surprise), pas tellement violacé sur le disque (surprise bis puisque c’est un vin jeune). Il est vrai que l’ensemble de la robe tend vers le pourpre, ce qui explique sans doute pas mal de chose. Le vin est relativement translucide puisque je peux pratiquement voir au travers… c’est sans doute le plus étonnant pour un liquide vineux affichant une telle maturité…

Parce qu’au nez, le côté Shiraz (j’ai tendance à comprendre la Shiraz comme le résultat de la cuisson de la Syrah au soleil) est flagrant, avec sa sucrosité, sa confiture de myrtille, de cerise et ses notes caramélisées. Le boisé n’est pas évident, ce qui est un bon point. Si on repart dans l’analytique, franchement, en dehors de la Syrah, pardon, Shiraz, j’ai du mal à remettre autre chose (le reste), parce que je suis sûr qu’il y a autre chose. Ce qui me fait dire que ce n’est pas un monocépage est le toucher particulier des arômes, une sorte de complexité, d’assemblage… qui, bien qu’indéfinissable, est toujours sensible. Il y a une pureté, une rectitude dans les monocépages qui les rendent immédiatement reconnaissables. Ce n’est pas le cas ici, même si l’impression est proche. Il suffit par exemple de se souvenir de 100% Shiraz du même coin comme The Logde Hill Shiraz de Jim Barry (bon, ok, c’est la Clare Valley, pas la Barossa…) pour comprendre ce trait particulier. L’autre indice, c’est la couleur beaucoup trop légère pour être de la Shiraz pure. Un peu de connaissance du lieu permet de se dire qu’on pourrait avoir du Grenache, vu qu’ils en font un vin souvent très léger en couleur et en goût. Bref, de ce point de vue, je suis quand même un peu perdu.

Me remettant de mon « mustikkapiirakka » au nez (tarte à la myrtille finlandaise, celle où il n’y a que des myrtilles), je le retrouve bien présent en bouche, et même avec la sucrosité, celle qu’on a dans la confiture, après la cuisson longue des fruits. On retrouve aussi une touche résineuse, comme du bois aromatique… C’est plutôt long, mais la finale est lourde puisqu’il ne reste que ce trait confituré et un peu d’alcool. A mon goût, c’est nettement moins harmonieux que le Lodge Hill évoqué plus tôt. Même en faisant abstraction de la finesse que je recherche habituellement dans ces assemblages, ce corps de pin-up a du mal à m’emballer. Le kitsch « too much » de ces bouteilles, auxquelles je commence à être sensible, ne fonctionne pas à plein, du fait du gras sucré de la fin de palais. C’est dommage.

The Lodge Hill Shiraz by Jim Barry, Clare Valley, Australia

On ajoutera que le vin est très peu tannique, très rond et que l’accord sur un filet de porc à la crème a été de bon aloi. Un filet de boeuf ou autre viande rouge tuerai ce vin axé plaisir et facile à boire (à noter que l’objectif est un peu raté). J’ai aussi essayé une consommation à l’anglo-saxonne devant le film de la soirée… là encore ça n’a pas fonctionné à cause du manque de fraîcheur, que même la glace n’a pas su ramener. Et je me suis rabattu, justement, sur une glace d’un autre genre !

En tout cas, comparé au 2007, 2008 livre une bouteille supérieure, plus homogène, plus nette et fruitée. Et côté cépages… Shiraz, Grenache à parts égales (!?!), Mourvèdre et Cinsault.

Ma note : 68/100 ; 0 0

C’est un bon vin, qui pèche par un manque de finesse et une finale un peu lourde. Il est par contre aromatiquement très expressif et s’en sort très bien pour peu qu’on lui trouve un pendant culinaire idoine. Il frise la barre des 70 grâce à cette intensité et concentration en arômes, la finesse en plus et il serait proche des 75…

Pour localiser Barossa vs Clare...