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ALKO: Christmas Wines


Yes, this year I will be pretty much on time with Christmas wines !

In addition to my usual list, that I will publish later in december, I decided to focus on some of the wines that are specifically presented by Alko for Christmas. The tasting notes will start next week.

See you soon !

A life after ALKO: VIKING LINE vs TALLINK-SILJA


In Finland, as you all know, there is no wine life outside of ALKO, ALKO being a state owned monopoly. However there are a few ways to get something else (and often much cheaper) from an other shop than ALKO. One of these ways is to visit the Tax-Free shops of the two main ferry companies that connects Finland and Sweden via Ahvenanmaa/Åland.

As I visited recently both of these lines, I can provide you with some advise about the food and wine aspect of the trip. In term of prices, VL is slightly cheaper than TS. In term of service and quality of the stay, TS is above: the boat is more modern, cleaner, bigger. As for food, this gets difficult.

I would say that eating on Silja is a bit better. Not outstandingly better, but a bit. It is also a couple of euro more expensive. For example, the buffet is a bit more varied but the quality is the same (eg the tomatoes-mozzarella are exactly the same). And advantage to Silja for the nicer dining room.

But now we come to our point: the wine. First, in the restaurants.

The wine selection available in the restaurants on TS boats is vast and well priced. However few wines stands out. Many are from mass producers, very little exclusivity. It is rather disappointing when you consider the general standard of the ship, which aims at displaying luxury. VL on the other hand and despite the old fashioned look of the restaurant offers a great if not fantastic selection. Pio Cesare’s Barolo, Dom Pérignon Champagne (at a stunning 94€ the bottle), Zind-Humbrecht… there is no comparison as for the quality of the choice. Clear advantage to VL

When it comes to the duty free, this is utterly a shame for TALLINK-SILJA. VIKING LINE has maybe twice the number of references (and twice less space to display them) and a much more interesting selection. I would advise almost nothing from SILJA. From VL, you can buy Zind-Humbrecht, Remundo Palacios, Taittinger, Dom Pérignon, Pio Cesar or the iconic OCIO by Cono Sur and a bunch of exceptional wines. Almost everything aside the usual basic stuff is worth tasting.

As for spirits, there is again no comparison. SILJA offers mainly second category Cognac and a few standard whiskies when VIKING can provide you with Hennessy XO, Hine XO (a wonderfull and cheap one) as well as Rémy-Martin XO and a big selection of top end whiskies.

So if you are a wine fan, you do not need to hesitate one minute: pick VIKING LINE. But keep in mind that a boat is one of the worst place to store wine, so be careful to choose only the newest vintages are latest releases. The effect of the boat traveling is that the wine ages faster. It is not necessarily a problem in the end but it is something to take into account. I can tell you an interesting story about that. Around 1710 a writer, Barrelier de Bitry, notes that Bordeaux wines (which tended to be harsh in their youth… you can imagine how awful they would taste for us!) gets better after a boat trip. Therefore some Château have shipped wine just for the purpose of aging them better. According to recent experiences, the idea is that 3-6 month on a boat is equivalent to 2-3 years in a cellar. The positive aspect is that wines that require some aging will benefit from the treatment. But cheap, easy drinking wines are likely to get bad faster. On the contrary spirits are not affected by the constant movement of the boat.

Cheers!

Miss Harry 2008 by Hewitson (Australie, Barossa Valley)


L’erreur à ne pas faire avec les vins de ce type (erreur qui en général est recommandée sur la contre-étiquette) est de les boire à

Hewitson, Miss Harry 2008, Barossa Valley

température normale. C’est doux, gouleyant mais affreusement lourd. Mais si on le passe un petit coup au frais, histoire de le redescendre à 14°C, ça commence à être accessible.

Accessible, certes, mais quand même un peu grassouillet en bouche.

Vous me direz, la bouche c’est bien, mais avant, on goûte par l’oeil et le nez.

L’oeil, donc, un rouge bien brillant, profond par sa couleur mais peu dense (surprise), pas tellement violacé sur le disque (surprise bis puisque c’est un vin jeune). Il est vrai que l’ensemble de la robe tend vers le pourpre, ce qui explique sans doute pas mal de chose. Le vin est relativement translucide puisque je peux pratiquement voir au travers… c’est sans doute le plus étonnant pour un liquide vineux affichant une telle maturité…

Parce qu’au nez, le côté Shiraz (j’ai tendance à comprendre la Shiraz comme le résultat de la cuisson de la Syrah au soleil) est flagrant, avec sa sucrosité, sa confiture de myrtille, de cerise et ses notes caramélisées. Le boisé n’est pas évident, ce qui est un bon point. Si on repart dans l’analytique, franchement, en dehors de la Syrah, pardon, Shiraz, j’ai du mal à remettre autre chose (le reste), parce que je suis sûr qu’il y a autre chose. Ce qui me fait dire que ce n’est pas un monocépage est le toucher particulier des arômes, une sorte de complexité, d’assemblage… qui, bien qu’indéfinissable, est toujours sensible. Il y a une pureté, une rectitude dans les monocépages qui les rendent immédiatement reconnaissables. Ce n’est pas le cas ici, même si l’impression est proche. Il suffit par exemple de se souvenir de 100% Shiraz du même coin comme The Logde Hill Shiraz de Jim Barry (bon, ok, c’est la Clare Valley, pas la Barossa…) pour comprendre ce trait particulier. L’autre indice, c’est la couleur beaucoup trop légère pour être de la Shiraz pure. Un peu de connaissance du lieu permet de se dire qu’on pourrait avoir du Grenache, vu qu’ils en font un vin souvent très léger en couleur et en goût. Bref, de ce point de vue, je suis quand même un peu perdu.

Me remettant de mon « mustikkapiirakka » au nez (tarte à la myrtille finlandaise, celle où il n’y a que des myrtilles), je le retrouve bien présent en bouche, et même avec la sucrosité, celle qu’on a dans la confiture, après la cuisson longue des fruits. On retrouve aussi une touche résineuse, comme du bois aromatique… C’est plutôt long, mais la finale est lourde puisqu’il ne reste que ce trait confituré et un peu d’alcool. A mon goût, c’est nettement moins harmonieux que le Lodge Hill évoqué plus tôt. Même en faisant abstraction de la finesse que je recherche habituellement dans ces assemblages, ce corps de pin-up a du mal à m’emballer. Le kitsch « too much » de ces bouteilles, auxquelles je commence à être sensible, ne fonctionne pas à plein, du fait du gras sucré de la fin de palais. C’est dommage.

The Lodge Hill Shiraz by Jim Barry, Clare Valley, Australia

On ajoutera que le vin est très peu tannique, très rond et que l’accord sur un filet de porc à la crème a été de bon aloi. Un filet de boeuf ou autre viande rouge tuerai ce vin axé plaisir et facile à boire (à noter que l’objectif est un peu raté). J’ai aussi essayé une consommation à l’anglo-saxonne devant le film de la soirée… là encore ça n’a pas fonctionné à cause du manque de fraîcheur, que même la glace n’a pas su ramener. Et je me suis rabattu, justement, sur une glace d’un autre genre !

En tout cas, comparé au 2007, 2008 livre une bouteille supérieure, plus homogène, plus nette et fruitée. Et côté cépages… Shiraz, Grenache à parts égales (!?!), Mourvèdre et Cinsault.

Ma note : 68/100 ; 0 0

C’est un bon vin, qui pèche par un manque de finesse et une finale un peu lourde. Il est par contre aromatiquement très expressif et s’en sort très bien pour peu qu’on lui trouve un pendant culinaire idoine. Il frise la barre des 70 grâce à cette intensité et concentration en arômes, la finesse en plus et il serait proche des 75…

Pour localiser Barossa vs Clare...